08.08.2009
Nouveautés Livres Jeunesse - Romans

Voici quelques nouveautés des romans "Jeunesse" acquises à la Bibliothèque. N'hésitez pas à donner votre avis.
11:06 Publié dans Les nouveautés, Livre - Secteur Jeunesse | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nouveautés, livre, roman, album, ados, jeunesse, histoire, fantasy, suspens, comique
15.10.2008
Spécial Lire en Fête : Lecture de "Contours du jour qui vient" par l'auteure
15:10 Publié dans Expos/animations | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : littérature, livre, roman, miano, médiathèque, bibliothèque
10.10.2008
Spécial Lire en Fête : En attendant le Goncourt 2008 - Lecture croisée : Alabama song
17:16 Publié dans Expos/animations | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, livre, roman, leroy, alabama song, médiathèque, bibliothèque
30.09.2008
Acide sulfurique

Un camp de concentration comme cadre d’un jeu de télé réalité. Des hommes et des femmes enlevés, contraints d’endosser le rôle de victimes. Des caméras omniprésentes pour filmer les tortures infligées aux innocents. Parmi eux, Pannonique, 20 ans. Rebaptisée CZK 114 pour les besoins du jeu, elle se retrouve entre les mains de Zdena, jeune kapo sadique. Deux héroïnes fascinantes. Incarnations respectives de la beauté et de la laideur, du bien et du mal qui se confrontent sous la plume de l’auteure.
Dans ce roman publié en 2005, Amélie Nothomb dénonce les dangers de la télé-réalité et critique la surmédiatisation qui entretient le phénomène. Mais elle montre aussi que l’horreur a un visage ordinaire. Celui des téléspectateurs, de tous âges et de toutes classes sociales. Qui crient d’abord au scandale devant une telle émission. Mais qui regardent malgré tout. Et qui en redemandent. « Tout le monde se mit à regarder « Concentration ». Même ceux qui n’avaient pas la télévision allaient la voir chez leurs voisins, ce qui ne les empêchait pas de se vanter haut et fort d’être les derniers réfractaires et les pourfendeurs de la télé-poubelle. On s’étonna d’autant plus de les entendre discourir sur ce programme en évidente connaissance de cause. C’était la pandémie. ». Un livre choc qui tient le lecteur en haleine du début à la fin, et qui donne à réfléchir sur les possibles dérives de notre société.
Cote : R NOT
11:46 Publié dans Livre - Secteur Adulte | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, roman, nothomb, bibliothèque, médiathèque
14.08.2008
Jeu de massacre
"Le mieux qu'on pouvait espérer de la vie, si on suivait le mode d'emploi, c'était de devenir de bons consommateurs bien sages et bien gras, des Bidochons certifiés conformes qui regardent la télé pour oublier ce qu'ils voient à la télé. Notre destin c'était de ramer jusqu'au bout de nos forces, ramer, ramer sous les publicités pleines d'autos scintillantes, de pays exotiques et de femmes de luxe. Tristes de désirs inassouvis, on se sentait déjà finis, emballés, étiquetés, condamnés par les statistiques et les calculs des experts en avenir. Entre la vie flamboyante et cousue d'or qui s'affichait partout et notre existence au goût de cambouis, il y avait trop de décalage."
Le tigre, Saint-Croix, Chalouf et moi. Quatre jeunes gars pleins de révolte et non pas d'avenir, qui ne se font aucune illusion quant à ce qui les attend et qui tentent d'y échapper, le temps d'une virée. Marseille, ma ville, notre univers, notre pied-à-mer, un phare dans notre vie de misère. Et en parlant de misère je vous affirme qu'elle n'a rien de moins pénible au soleil. Au contraire, la chaleur aurait tendance à activer le processus. Certains quartiers transpirent leur mal-être, les oedeurs sont plus fortes, tout est révélé aux rayons inquisiteurs du roi soleil. S'il faut de tout pour faire un monde, Marseille en est le centre :"On est allés prendre le pastis à la gare de l'Est. C'est là le vrai coeur de Marseille, avec, devant la statue mutilée de je ne sais plus qui, le petit marché où l'on trouve tous les fruits et légumes de l'univers. C'est plein de cafés, de pâtisseries arabes, de poissonneries, d'oiselleries, de marchands de vin, de bazars, de crémeries et tutti quanti. Ca grouille de monde, ça crie, ça s'appelle par la fenêtre, on entend un piano, des chiens aboient, des chats regardent - c'est une bouillabaisse vivante qui donne le vire-vire, et ça sent la mer, l'anis et la friture. Ce n'est rien de particulier mais on se sent bien. A Marseille, s'il n'y a pas toujours tout ce qu'on cherche, on trouve de l'imprévu à pleins paniers. Ici rien ne marche comme sur des roulettes mais tout peut arriver. On ne se sent plus seul parcequ'on oublie qu'on existe, tellement on voit de choses : des Noirs qui vendednt des gris-gris, des fillettes en chaussaettes blanches qui sortent de leur leçon de musique, des vieux qui boivent le pastis au même endroit depuis des siècles, des putes chinoises qui avalent une pizza avant de retourner au travail, des marins qu'on ne sait pas d'où ils viennent, des fadas qui ne savent pas où ils sont, des gitanes qui pour quelques francs vous délivrent du mauvais oeil."
Mais moi je préfère Marseille la nuit, Marseille l'étoilée. Quand j'regarde ses lumières, j'vois plus l'désastre, mon esprit devient boussole et s'aimante à l'infini. Mon corps alors navigue dans l'océan de l'univers. "Nous dominions la ville. Sur les pelouses tournaient des jets d'eau. On s'est mis tout nus et pendant un bon moment on s'est éclaboussés à qui mieux mieux.Le tigre avait apporté une barrette d'afghan, du bon, bien noir, alors on s'est fumé un pétard sous les étoiles. Devant nous, des anges en pierre sonnaient de la trompette vers la lune.[...] C'était magique, toute cette nuit rien que pour nous. A nos pieds, Marseille s'étendait de partout, avec ses millions de lumières, ses clochers, ses coupoles, sa Bonne Mère, là-haut, toute illuminée - et puis la ville s'arrrêtait net comme au bord d'un abîme : c'était la mer, une nuit dans la nuit."
Saint-Croix lui, il préfère lire la vie dans des bouquins de Kant, Descartes, pour lui la vie c'est la pensée, moi j'préfère penser à la vie.
Chalouf, il en peut plus d'amour pour une fille qui a préféré envoyer sa pudeur en l'air avec le tigre. Même pas un baiser. Il n'en peut plus de sa vie sans zèle, de ce voyage sans destination, tout ça parce qu'il vient de l'autre côté d'notre mère qui médite. ALors il se réfugie en lui-même, il creuse sa tombe en lui-même, pas facile d'être arabe. Tous les regards, les paroles méprisants qu'on lui jette sont autant de mottes de terre qu'on jette sur son cercueil de chair. Car il est pur, Chalouf. C'est pour ça qu'il morfle autant.
Le tigre lui, a sa solution. Ne plus tomber amoureux, prendre une fille quand le désir s'empare de lui, devient trop fort pour l'ignorer. Et ça passe. Jusqu'à la prochaine fois. Il n'a pas d'espoir d'une vie meilleure, et pense être immunisé contre la déception. C'est ça un homme. Mais il tient tout de même à avoir sa place dans l'Histoire. Révolutionner les âmes endormies, grisées de bitume, de charbon, de gaz d'échappement. Tout le monde a droit à la beauté. Ca devrait même être obligatoire. Le laid ne devrait pas exister. On devrait même le marquer dans la Déclaration des Droits de l'homme. Tout le monde devrait pouvoir déjeuner dehors, à l'ombre d'un marronnier, avec comme seul bruit le chant d'un rossignol. C'est ça, la vraie vie. Un peu macho écolo, le tigre.
On changera pas le monde, on veut juste qu'il se souvienne de nous, qu'il sache qu'on ne sait pas vraiment comment faire, mais qu'en tout cas on ne se laissera pas faire. On pensait pas à mal. On pensait juste à un peu mieux. Ne serait-ce qu'un court instant.
Cote : R BLA
11:23 Publié dans Livre - Secteur Adulte | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, livre, roman, jeu de massacre, henri-frédéric blanc, bibliothèque, médiathèque
11.07.2008
Roza

"Je venais de découvrir que je ne savais rien ou presque de cette femme. Apparemment elle n'avait pas d'amis. Elle n'allait pas au travail. Elel vivait seule dans cette chambre carrée aux murs dénudés. Dans sa garde-robe en contreplaqué, badigeonnée d'une couche de peinture pour plancher, étaient accrochés sur des cintres deux ou trois robes et un manteau. Sur une étagère de la même couleur était posé un poste de radio semblable à un émetteur militaire et, à côté, une pile de revues épaisses empruntées à la bibliothèque municipale. Elle ne possédait ni réfrigérateur, ni téléviseur, pas même de petits tapis ornés d'une ravissante demoiselle assise ou des portraits sur les murs [...] En comparaison, Roza me paraissait pauvre, misérable même. Mais elle ne se plaignait jamais."
C'est ainsi qu'apparaît Roza au yeux de Sidelnikov, sa grand-mère semble-t-il, après sa mort. Cette mort qu'il essaie de compenser comme il le peut. Car c'est chez elle qu'il a vécu. Des parents toujours en voyage; qui lui accordent de temps à autre le privilège d'un opéra lors de leur passage en ville. Cette Roza, qui n'a rien, et qui, pourtant, lui donne tout. Et plus encore. Une relation forte mais discrète, un amour qui repousse les murs de cette petite pièce dans laquelle ils vivent, qui comble l'absence de confort. Le confort, c'était elle, qui l'aimait infiniment : "le plus incompréhensible, c'était son attitude à mon égard, la manière silencieuse, égale et persévérante, dont elle me prenait en charge et que je ne parvenais pas à m'expliquer. Elle veillait à mon bien-être, à l'infaillibilité de chacun de mes pas, comme si j'étais l'unique but de son existence et qu'elle n'en avait jamais eu d'autre."
Sidelnikov partira, ira se confronter à d'autres modes de vie, à la vie, tombera, et se relèvera. Mais ses pensées finissent toujours par retrouver le chemin qui mène à Roza.
Une relation grand-mère petit-fils sur fond russe, une chaleur contenue dans l'ère froide. Un phare dans la brume. Une relation en apparence banale, une étoile éternelle dans un ciel voilé par les nuages. Une poésie à couper le souffle. Poignant.
Cote : R SAK
11:42 Publié dans Livre - Secteur Adulte | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, livre, roman, russe, sakhnovski, bibliothèque, médiathèque
04.07.2008
Kentucky straight

Abrupt comme les crêtes, tortueux comme les cours d'eau, l'esprit s'est formé au contact de la roche, le paysage a poncé les cœurs des hommes et des femmes qui peuplent le décor.
Sec comme le bois de chauffe, noir comme le glaviot de chique craché dans un seau, ces hommes et ces femmes n'attendent rien de la vie, si ce n'est la mort. Certains s'attachent tellement à leur terre, leurs terres, que leur âme s'enracine aux côtés des plus vieux arbres des forêts sombres et denses. Les forces obscures dansent au sommet des crêtes, aplatissent les plus orgueilleux, hérissent le poil des plus téméraires. Et si le chien hésite, ou mène sur une fausse piste, il se fait liquider, et donné en pâture aux prédateurs qui rôdent. point d'hésitation, point de sentimentalisme. La survie ne laisse place à aucun regret, le cynisme s'éloigne sur la pointe des pieds. 9 nouvelles sans aucun espoir, sans aucune lueur dans le noir, aucune accalmie de l'esprit.
Cote : POL OFF
11:08 Publié dans Livre - Secteur Adulte | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, roman, policier, offutt
















