24.09.2008

Médée

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C’est l’histoire d’une vengeance. La vengeance d’une femme. Plus précisément d’une magicienne, petite-fille du Soleil. Médée. C’est aussi l’histoire d’un amour passionnel, destructeur. Une histoire tragique, dominée par la souffrance d’une femme meurtrie par l’infidélité de son époux. Lorsqu’elle apprend que Jason la quitte pour épouser la fille du roi Créon, Médée décide de ne pas se laisser faire. Assoiffée de vengeance, elle imagine alors toutes sortes de châtiments extrêmes. La première victime : sa rivale, la princesse Créuse, qui meurt empoisonnée. Puis c’est au tour de Créon de subir les foudres de la magicienne. Reste le plus coupable, l’homme qu’elle a aimé passionnément et qui l’a trahie. Mais comment le punir suffisamment ? Le châtiment doit être à la hauteur du crime. Peu à peu, une idée germe dans l’esprit de Médée. Une idée terrifiante, indicible… mais qui se révèle être la meilleure vengeance possible, car « rien ne saurait mieux mordre au cœur [s]on mari ». Médée est prête à tout, même à sacrifier ce qu’elle a de plus cher au monde : ses enfants.

Ecrite en 432 av. J-C, Médée dépasse les siècles pour s’inscrire dans notre époque et toucher un large public. Plus que l’histoire d’un infanticide, c’est la passion humaine et ses conséquences tragiques qu’Euripide peint avec brio. Le cas de conscience d’une héroïne déchirée entre son orgueil de femme et son amour maternel. Le lecteur n’en sortira pas indemne.

 

Cote : T EUR